Wednesday, June 10, 2026

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Scandale du foncier: Justice...

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Scandale du foncier: Justice sera faite !

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Edmund Burke disait : «La seule chose qui permet au mal de triompher, c’est le silence des hommes de bien.» À cela, j’ajoute que la valeur d’une société repose sur l’intégrité morale de ses citoyens.

Je souhaite exprimer ma profonde gratitude ce matin envers tous les citoyens ivoiriens, qu’ils soient anonymes ou reconnus, qui m’accompagnent depuis plus d’un mois dans cette lutte acharnée contre l’industrie de la fraude et du faux.

Les gens que j’affronte dans cette affaire sont des milliardaires mais ils ont sont faibles parce que leur argent a été amassé grâce à l’injustice commise contre des Ivoiriens.

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Surveillance des frontières pour deux individus!

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Je confirme l’authenticité du document de police qui circule.

Mais ne nous emballons pas, il s’agit juste d’une mesure conservatoire que prend souvent la police lorsque certains dossiers ont un caractère sensible. Et le dossier du foncier a un caractère sensible, les enjeux sont énormes et les ramifications, nombreuses.

La police n’arrête personne sans autorisation d’un magistrat et donc de la justice.

L’affaire étant entre les mains de la justice et cette justice ayant aujourd’hui des éléments matériels d’appréciation à sa disposition,  c’est à elle d’autoriser toutes les mesures judiciaires à prendre par la police. Et j’ai confiance qu’elle fera son travail.

La justice est rendue au nom du peuple et le peuple est majoritairement touché dans sa confiance par cette affaire. Il faut restaurer sa confiance dans le fonctionnement des institutions.

Restons mobilisés! Les Buzz financés pour détourner notre attention ne passeront pas!  Les agitations des défenseurs des faussaires, non plus!

Ce qui est en jeu pour les Ivoiriens, c’est la sécurité de leur patrimoine, la disponibilité de leurs terres objet de terribles prédations, l’avenir de leur pays et de leurs enfants. Rien ne peut se mettre au-dessus de ces enjeux.

Comment détruire un pays ?

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LU POUR VOUS!

“Un sage chinois, il y a de cela plusieurs siècles, conseiller de son empereur, confia à ce dernier ceci : « Si vous voulez détruire un pays, inutile de lui faire une guerre sanglante qui pourrait durer des décennies et coûter chère en vies humaines. Il suffit de détruire son système d’éducation et d’y généraliser la corruption. Ensuite, il faut attendre vingt ans et vous aurez un pays constitué d’ignorants et dirigé par des voleurs. Il vous sera très facile de les vaincre. »

Détruire un pays ne nécessite pas, effectivement, l’utilisation de bombes atomiques, de missiles à longue portée ou autres armes de destruction massive.

Il suffit juste de détruire son système éducatif, en permettant et en encourageant la triche, la fraude et la corruption dans l’éducation et la destruction se fera toute seule, ça sera juste une question de temps.

Du coup, des patients meurent entre les mains de médecins médiocres, fraudeurs et corrompus.

Des bâtisses, des autoroutes et des ouvrages d’arts s’effondrent car construits par des architectes et des ingénieurs médiocres, fraudeurs et corrompus.

Le système économique du pays, ses richesses, ses réserves de changes fondront comme de la neige, car entre les mains d’économistes, d’hommes politiques, d’investisseurs et d’hommes d’affaires médiocres, fraudeurs et corrompus.

La justice devenue injuste et au service des plus forts car entre les mains d’hommes de lois, de juges médiocres, fraudeurs et corrompus.

(…) Tous les domaines, tous les secteurs sont en ruine car gérés par des tricheurs, des fraudeurs et des corrompus qui n’ont plus de valeurs, plus de repères, de modèles, de grandeur, de dignité, de conscience, ce qui engendre l’effondrement de la Nation.”

A méditer, il est encore temps !

Mickey Ranarivao

Vraiment à méditer.

NB/ Texte pris dans les commentaires sous la publication d’hier soir.

Processus de perte de Confiance!

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Quand un peuple perd foi en ses institutions, la République vacille et la loi de la rue s’impose.

Depuis que l’affaire de Djorogobite-2 a éclaté, les bureaux de “L’Éléphant Déchaîné” sont envahis par des centaines de victimes expropriées issues de tout le pays. Les journalistes sont submergés.

Depuis ce matin, des journalistes de “L’Éléphant Déchaîné” enquêtent en déplacement au centre du pays sur un dossier impliquant un ministre de la République, tandis que d’autres explorent des affaires touchant des membres du système judiciaire, à  Abidjan.

Ce mardi, au cabinet à la mairie de Tiassalé, j’ai reçu des victimes d’un village de Bingerville, confrontées au même Traoré Gnounvié dans une affaire rocambolesque où la justice s’est dite incompétente en première instance.

D’autres victimes sont arrivées de Yamoussoukro et de Songon.

Tout cela m’inspire un profond sentiment d’inquiétude : les Ivoiriens commencent à perdre confiance en leurs institutions, et surtout en leur système judiciaire.

En réalité, derrière une victime d’injustice qui s’exprime publiquement, se cachent neuf victimes qui ont soit abandonné, soit tout perdu soit ont peur de crier leur détresse.

Nous avons atteint un tel niveau de dégradation morale, d’insouciance professionnelle, et d’absence totale de patriotisme que mon angoisse grandit, au fil des dossiers que nous recevons,  pour l’ensemble des Ivoiriens.

Attention à la perte totale de confiance dans les Institutions et à l’avènement de la justice de la Rue.

Le foncier est une bombe sociale avec laquelle nous jouons…

Assale Tiémoko Antoine

DÉPUTÉ DE LA NATION.

Lettre ouverte à M. le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux

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Monsieur le Ministre,

Me pardonneriez-vous, de venir par cette lettre ouverte, portée par ma charge de Député de la nation et défenseur acharné des droits de mes concitoyens, vous interpeller respectueusement?

Je m’adresse à vous avec l’inquiétude pesante de voir notre pays confronté à des questions qui défient notre justice et notre intégrité républicaine.

Comment expliquer que Komé Bakary continue de rouler carosse, comme s’il échappait à l’autorité de nos lois républicaines ?

Serions-nous face à une situation qui embarrasserait notre temple de themis avec un système judiciaire se divisant en deux visages?

L’un, prompt à sévir impitoyablement et avec une célérité  qui fait presqu’envie contre des citoyens et citoyennes ordinaires, et l’autre, mystérieusement accommodant envers des individus qui osent  utiliser illégalement les Sceaux de la République pour faire du faux et en user allègrement en troublant et se moquant de l’ordre public?

L’éventualité glaçante de cette dualité nous fend le cœur.

Pourquoi la justice tarde-t-elle à envoyer un signal fort à tous ceux qui prennent des libertés avec nos lois ainsi qu’on le voit dans cette grave affaire foncière et à soulager par conséquent un peuple qui souffre de cet affront public ?

Et qu’en est-il de monsieur le Procureur de la République, habituellement si véhément dans ses déclarations, y compris à mon égard, lorsqu’il rappelle avec rigueur que nul n’est au-dessus de la loi ?

Récemment, une Ivoirienne revenant dans son pays après avoir publié une vidéo sur les réseaux sociaux, fut cueillie  nuitamment à l’aéroport avant d’être conduite avec bagages et passeport,  au violon, à la police criminelle où elle a passée 48 heures, tandis que Komé Bakary lui, depuis plus d’un mois et malgré  près de vingt plaintes, nargue ses victimes et ne répond aux convocations que selon son bon désir.

Le mardi 18 mars dernier, il devrait être auditionné, mais il n’est pas arrivé. Appelé plusieurs fois au cours de cette  journée, il est finalement arrivé le mercredi 19 mars. Avant de repartir aussitôt, au motif que les questions qui lui étaient posées ne lui plaisaient pas et qu’il ne reviendrait au commissariat que lorsque son avocat serait disponible. Et la police l’a regardé partir…

C’est finalement une semaine plus tard, qu’il a répondu à une autre convocation, avant de rentrer, de nouveau, après audition, chez lui.

Dans le même registre, ce lundi 24 mars, Traoré Gnounvié, devrait être entendu également au commissariat du 40e, à 10h. Mais il s’est amené à 21h. Évidemment, il n’a pu être entendu et est rentré chez lui.

Comment comprendre une telle inertie de notre justice devant de tels agissements? Comment tolérer depuis plusieurs jours celui qui a osé falsifier les Sceaux de la République dont vous êtes le gardien et le garant ?

Comment tolerer l’imitation de la signature d’un haut magistrat, qui se trouve être un de vos proches conseillers?

Ce Conseiller devrait réclamer le châtiment contre cet imitateur afin que nul n’ose se livrer encore à de tels actes.

Peut-être invoqueriez-vous l’indépendance de la justice mais, celle-ci ne reste-t-elle pas à être confrontée aux faits et les faits connus n’exigent-ils pas une reponse républicaine?

Le Peuple de Côte d’Ivoire au nom duquel je m’exprime, attend respectueusement des réponses.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, Garde des Sceaux, l’expression de ma confiance en nos institutions, qui reste encore débout, bien que quelque peu ébranlée, ces derniers jours, par cette sombre affaire.

ASSALE TIEMOKO ANTOINE

DÉPUTÉ DE LA NATION

Le Scandale des Stickers: La preuve du faux.

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“Dans la gestion du lotissement Bessikoi, les services compétents du ministère avaient constaté l’existence de plusieurs guides fonciers et attestations villageoises portant sur les mêmes lots, sources de confusion et de risques de contentieux. Afin de garantir l’authenticité du guide validé par la chefferie, il a été décidé, en concertation avec les autorités villageoises, d’y apposer des stickers de sécurité numérotés sur chaque page. Cette opération, réalisée sous la supervision d’un huissier de justice, visait à prévenir toute modification ultérieure et assurer une traçabilité renforcée de la documentation foncière”.

Ce passage est un extrait du communiqué publié ce mercredi 26 mars, dans lequel le  ministère de la Construction s’exprime sur la controverse entourant les stickers prétendument dérobés dans ses bureaux.

En vérité, le ministère avait fabriqué un surplus de stickers qui ont finalement été utilisés pour authentifier des guides parallèles.

Étrangement, les requêtes d’ACD des acquéreurs enregistrés dans le guide original de Djorogobite-2 étaient rejetées, tandis que celles des individus figurant dans les guides parallèles étaient acceptées et traitées avec diligence.

Les informations de ces deux documents en illustration ont été scrupuleusement comparées entre le guide original stické de Djorogobité-2 et la version parallèle également stickée détenue par Traoré Gnounvié.

Notons la page 66 du guide original. Sur cette page, le lot Numéro 2899, îlot 265, a été attribué à M. Goue Jean et le lot Numéro 2900, îlot 266, à M. D. Arnaud.

Dans le guide parallèle (page 66), le lot 2899, îlot 265, est curieusement attribué à Gilbert Francis, et le lot 2900, îlot 266, à Mignantoho, qui s’avère être le nom de l’entreprise de Traoré Gnounvié, selon les déclarations de Me Touré.

Concernant le lot 2899, la DDU a délivré deux attestations domaniales sur le même lot, l’une signée par Diallo Abdoulaye et l’autre prétendument signée  par son prédécesseur.

C’est avec l’attestation domaniale prise sur la base du guide fictif que le titre foncier a été créé alors même que cette attestation domaniale, expertisée par un graphologue suivant une ordonnance du président du tribunal d’Abidjan, s’est avérée fausse. Pourtant, elle a permis de créer le titre foncier de sorte que Goue Jean a perdu son lot, alors qu’il est le vrai acquéreur.

Cette affaire de stickers révèle les manipulations qui ont cours au ministère de la Construction et qui poussent à raison, les chefferies à douter de la réforme de l’ADU.

Il faut une perquisition judiciaire dans les locaux du ministère de la construction avec saisie de tous les guides de Djorogobite-2 qui s’y trouvent.

Cela permettrait de découvrir l’ampleur du scandale et situer les responsabilités dans l’affaire de Djorogobite-2.

Les ACD obtenus par Komé Bakary ont été délivrés sur la base du guide parallèle, faussement authentifié par les stickers présumés volés dans les locaux du ministère.

La Tragédie Foncière en Côte d’Ivoire : Un Silence Complice

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Le problème foncier en Côte d’Ivoire s’érige en plaie béante, rongeant lentement les fondations mêmes de la nation. Jadis terre d’hospitalité et de fraternité, notre patrie est aujourd’hui le théâtre d’un drame où se mêlent trahison, corruption et impunité.

Au cœur de ce désastre, (des non nationaux, parfois), par des voies tortueuses, parviennent à obtenir frauduleusement nos cartes d’identité nationales, s’appropriant ainsi des droits que l’histoire et la loi ne leur confèrent pas. Une machine bien huilée, orchestrée par des mains invisibles, gangrène le système administratif, transformant l’acte de naissance ivoirien en simple marchandise.

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Faux et usage de faux au ministère de la Construction!

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Dans l’affaire de Djorogobite-2,  on sait aujourd’hui que le stock résiduel des stickers fabriqués à l’initiative du ministère de la Construction à l’effet de sécuriser les guides du village de Djorogobité-2 sur le lotissement de Bessikoi, a contribué à authentifier frauduleusement, des guides parallèles qui ont servi de support à la délivrance par le ministère, de nombreux ACD à des gens non-inscrits ni dans les guides de Djorogobité-2 ni dans leurs doubles détenus au ministère.

On sait aussi que le sous-directeur du domaine urbain à cette époque, le nommé Yapi Roger, en 2023, avait informé le Directeur du Domaine Urbain, Diallo Abdoulaye, de ce que son bureau aurait été cambriolé et que le stock résiduel des stickers aurait été volé.

On sait enfin que le ministère de la Construction n’a pris aucune disposition interne pour retrouver ces stickers prétendument volés ni informé la police, de ce vol, ni pris aucune autre disposition pour que ces stickers ne soient pas utilisés pour l’obtention de titres de propriété. Pourquoi ? Nul ne le sait.

Au cours de nos investigations, nous nous sommes procuré des documents officiels etablis suivant des ordonnances de compulsoire délivrées par le président du Tribunal de Première Instance d’Abidjan qui permettent de comprendre les manipulations au sein même du ministère de la Construction, à l’effet d’empêcher des acquéreurs légitimes, d’obtenir des ACD sur leur parcelle.

C’est le cas de Monsieur D. Goué Jean, dont nous avons parlé, la semaine dernière dans une publication.

Il est acquéreur du lot N°2899 de l’îlot 265. Ce lot fait partie des 1272 lots transmis par courrier au chef de Djorogobité-2, en 2018, par le Directeur des Affaires Juridiques et du Contentieux (DAJC), Kaba Mory.

Dans le courrier de transmission, Kaba Mory précise en objet que ces 1272 lots résiduels à la suite des arrêts de la Cour Suprême, après vérifications et consolidation des services du ministère de la Construction, sont « sans acte administratif ni titre foncier », c’est-à-dire qu’il n’existe à la date de juin 2018, aucune demande de quelque nature que ce soit, sur aucun de ces lots.

Sauf que, en introduisant en 2020, une demande d’ACD, M. Goué Jean apprend qu’une autre demande est en traitement, sur le même lot.

Pour préserver ses droits et s’assurer qu’il n’a pas été arnaqué par celui qui lui a vendu le terrain, M. Goué Jean sollicite du président du Tribunal de Première Instance, une ordonnance de compulsoire dans le guide du village de Djorogobite-2 et dans le double détenu au ministère de la Construction.

En réponse à cette requête, le président du Tribunal rend l’ordonnance N°4569/2021 qui est exécutée quelques jours plus tard.

Au niveau du guide de Djorogobité-2, le compulsoire réalisé donne le résultat suivant :

-« Le lot N°2899 îlot 265 du lotissement Béssikoi est inscrit au nom de D. Goué Jean ».

Le 17 janvier 2021, le compulsoire réalisé au niveau du ministère de la Construction donne également le résultat suivant :

– « Le lot N°2899 îlot 265 du lotissement Béssikoi est inscrit au nom de D. Goué Jean ». (Voir extrait du compulsoire document 1).

Conclusion : que ce soit dans le guide du village de Djorogobité-2 que dans celui du ministère de la Construction, le terrain appartient à D. Goué Jean.

Question : comment le ministère a-t-il pu instruire une autre demande d’ACD sur la même parcelle, pour une personne dont le nom ne figure dans aucun guide?

Les investigations vont permettre de tomber sur une Attestation domaniale délivrée sur la parcelle à M. Gilbert Francis. Cette Attestation domaniale prise le 18 juin 2015 suivant un dossier de demande d’ACD introduit en avril 2015, porte la signature de Parfait Bouffoué Adjoumani, alors Directeur du Domaine Urbain.

Comment le ministère a-t-il pu délivrer une Attestation domaniale en 2015 sur une parcelle considérée par le même ministère en 2018 comme ne faisant l’objet d’aucun « acte administratif ni de titre foncier » ? L’Attestation domaniale serait-elle fausse et antidatée ?

Pour en avoir le cœur net M. D. Goué Jean demande une expertise graphologique. Quelques semaines plus tard, le résultat de l’expertise tombe :

« l’Attestation domaniale datée du 18 juin 2015 est fausse”. (Voir document 2 ).

La signature de l’ex DDU a donc été imitée. Il s’agit d’un document antidaté produit dans les locaux du ministère de la Construction pour déposséder un propriétaire légitime de son terrain.

Cette fausse Attestation domaniale a cependant permis de créer en 2015 un titre foncier au bénéfice de Gilbert Francis, suivant un procès-verbal de morcellement du Titre Foncier N°358 du livre foncier de la circonscription de Bingerville.

Qui a dressé ce procès-verbal de morcellement daté du 13 novembre 2015 ? Oh surprise! Le rédacteur du procès-verbal de morcellement n’est autre que Diallo Abdoulaye, alors responsable du cadastre de Cocody (Voir document 3)

Quel miracle ! En 2015, Diallo Abdoulaye, aujourd’hui Directeur du Domaine Urbain, a pu créer un titre foncier sur une parcelle qui, jusqu’en 2018, n’avait pas encore, selon le ministère de la Construction, fait l’objet d’attribution par les propriétaires terriens?

Autre curiosité, sur la même parcelle, alors qu’un titre foncier a été déjà créé , Diallo Abdoulaye, a pris une autre Attestation domaniale, le 7 février 2022,  cette fois-ci, au bénéfice de D. Goué Jean, en sachant bien que cela n’est pas possible tant que le premier titre foncier n’a pas été annulé (Voir document 4).

Cette deuxième Attestation a d’ailleurs été rejetée par le cadastre avec pour motif: “double emploi” (voir document 5).

Aujourd’hui, « L’Eléphant » a la preuve que ce titre foncier a été créé au bénéfice de Gilbert Francis par le ministère de la Construction, sur la base d’un faux guide authentifié par les stickers présumés volés dans ses locaux et sur la base d’une fausse attestation domaniale.

Voilà comment, dans un ministère censé protéger la propriété des Ivoiriens, par des manipulations et la fabrication de faux, des individus y participent consciencieusement ,  à l’expropriation des Ivoiriens de leurs terres.

A ce jour, D. Goué Jean, n’a pas réussi à récupérer son terrain car le titre foncier délivré sur la base du faux, n’a pas encore été annulé. Il a décidé de saisir le parquet, d’une plainte pour “faux et usage de faux” ayant conduit à son expropriation.

Il s’agit là, d’un faux et usage de faux, commis dans les locaux même du ministère de la Construction.

Interrogé par « L’Eléphant Déchaîné » sur toutes ces pratiques illégales, Diallo Abdoulaye, depuis le 17 février 2025, n’a pas trouvé le temps de répondre à nos questions.

C’est à ce genre d’attitude qu’on reconnait les grands serviteurs de l’Etat.

Encore du faux dans un journal !

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En 2017, Komé Bakary a fait détruire la résidence de Dame Touré Hélène, avant de revendre le terrain à 50 millions.

“L’Éléphant Déchaîné ” a déjà révélé que les documents utilisés par Komé Bakary pour revendiquer ce terrain et sur la base desquels il a obtenu une décision de justice avaient été délivrés suivant des manœuvres frauduleuses. C’est pour cela qu’il a été inculpé pour “faux et usage de faux” à la suite d’une enquête de la gendarmerie nationale (Brigade de recherches).

Dans sa parution du 10 au 16 mars, le confrère ” Allo Police” a publié un article adossé à une interview de Komé Bakary.

A la lecture de cette interview, “L’Éléphant ” est tombé de sa chaise.

Komé Bakary y affirme au sujet du  cas Touré Hélène, qu’il ne l’a connaît pas: ” Concernant la nommée Touré Hélène, je ne la connais pas non plus et je ne l’ai jamais rencontrée”. Avant d’ajouter qu’il ne connaît que N’Goran Léon qui se trouve être le vrai propriétaire du terrain que Komé Bakary a vendu, alors que ce terrain avait été cédé à dame Touré Hélène. Au sujet des documents avec lesquels il a revendiqué le terrain, Komé Bakary, affirme dans l’interview  qu’ils sont authentiques:

“Ils m’ont convoqué au 7e arrondissement d’Adjame et après vérifications, les policiers ont dit que mes documents sont authentiques.”

Cette affirmation est totalement fausse, parce que les policiers n’ont jamais fait d’investigation sur ces documents.

Seule la gendarmerie a fait des vérifications à la suite desquelles elle a conclu que les documents de Komé Bakary sont des “faux”, ce qui a permis de l’inculper quelques mois plus tard pour “faux et usage de faux”.

Mais cette inculpation a été levée quelques années plus tard à la suite d’une ordonnance de non-lieu prise par le juge du 6e cabinet d’instruction du tribunal de première instance de Plateau.

Komé Bakary explique dans l’interview qu’il a obtenu ce non-lieu à la suite d’une correspondance que le ministère de la Construction aurait adressée au juge d’instruction aux fins de l’informer que ses documents, jugés comme des faux par la gendarmerie, étaient  plutôt  authentiques.

Au soutien de cette affirmation, Komé Bakary a remis au confrère “Allo Police” un document dénommé “Soit Transmis” de ladite correspondance.  Le confrère a publié les deux documents (voir capture). Sur le “Soit Transmis” daté du 10 juillet 2012 qui porte en-tête du ministère de la construction, on peut lire en objet:

“Veuillez recevoir la réponse à votre demande de vérification relative à l’authentification de la lettre 990513/MLU/SDU du 1er juin 1999 au profit de M. Kome Bakary sur les lots 3413 et 3414 Îlot 2014 d’Abobo-Baoulé 2e extension.”

Dans la correspondance interne présumée adressée par le DDU au Directeur du guichet unique à la date du 23 avril 2012, il est écrit :

“J’ai l’honneur de vous faire connaître que selon nos archives domaniales et la base de données consultées, la Lettre 990513/MLU/SDU du 1er juin 1999 sur lesdits est authentique”.

Ainsi donc, c’est ce document Transmis par le ministère de la Construction au juge d’instruction, qui aurait permis à Komé Bakary, d’obtenir le non-lieu.

Comment le ministère a-t-il pu écrire le 23 avril 2012 que la Lettre d’attribution de Komé Bakary était authentique alors même que le 21 décembre 2011, la gendarmerie, après s’être rendue dans les locaux du ministère de la Construction dans le cadre de son enquête, a produit le rapport dont le contenu suit:

“Pour élucider ce litige, nous avons d’une part, adressé une réquisition  numéro 108/2 du 22 décembre 2011 au directeur des affaires juridiques et du contentieux du ministère de la Construction à l’effet de nous éclairer sur l’authenticité des documents détenus par Komé Bakary.

Le résultat de cette réquisition nous dit clairement qu’à la date du 1er juin 1999 aucune lettre d’attribution n’a été inscrite sous le numéro 990513/MLU/SDU.

Sous ce numéro d’enregistrement il a été inscrit plutôt une lettre portant retrait du lot Numéro 1366, îlot 141 du lotissement des Deux-Plateaux à M. Edmond Basque du 1er mai. Dès lors, les actes posés ou documents obtenus par M. Komé Bakary à partir de cette lettre d’attribution découlent du faux.” Écrit la gendarmerie.

Mais les enquêteurs ne se sont pas arrêtés au ministère de la Construction. Ils se sont rendus également à Abobo-Baoulé, consulter le guide. “D’autre part, nous nous sommes rendus le 24 janvier 2012 à la communauté villageoise d’Abobo-Baoulé pour consulter le guide.

Le résultat de cette consultation donnée par la secrétaire du chef du village nous dit que le lot 3413 appartient à Aka Ettien Luc Olivier depuis le 24 juillet 2006 et le lot 3414 à Yapo Yapi depuis le 30 mai 2006.”

Convoqué et Interrogé par les enqueteurs, Komé Bakary, n’a pu ni produire aucune explication sur sa fausse lettre d’attribution inexistante dans les archives du ministère de la Construction, ni produire la moindre attestation villageoise d’attribution à son nom, sur les deux lots. Ce qui a permis aux gendarmes de conclure:

“Les faits ci-dessus relatés sont constitutifs de faux et usage de faux dans des documents administratifs”. Le rapport de la gendarmerie à été transmis au juge d’instruction fin janvier 2012.

Comment donc, après avoir démontré en décembre 2011 à la gendarmerie suivant réquisition que la Lettre d’attribution de Komé Bakary était fausse, le même ministère de la Construction a pu écrire au juge d’instruction 4 mois plus tard, pour dire l’exact contraire de ce qu’il avait affirmé à la gendarmerie ?

En réalité, le ministère n’a jamais écrit cette lettre remise à “Allo Police ” par Komé Bakary, elle est fausse et antidatée.

La preuve en est que par arrêté signé du ministre de la Construction, Sanogo Mamadou, l’arrêté de Concession Provisoire (ACP), obtenu par Komé Bakary, sur la base de sa fausse Lettre d’attribution, a été annulé. Pourtant, cet “ACP” annulé le 4 avril 2013 a permis à Komé Bakary d’obtenir, à l’insu de ses victimes dont dame Touré Hélène, une décision de justice en 2016 avec laquelle il a rasé la maison de cette dernière.

Dans l’interview, Komé Bakary affirme qu’il a obtenu un non-lieu du juge d’instruction en oubliant de préciser que ce non-lieu a été cassé par le président de la Chambre d’accusation et qu’il reste inculpé pour faux et usage de faux dans l’affaire qui l’oppose à Dame Touré Hélène.

En effet, le 29 juillet 2015, le juge d’instruction, sous le prétexte que Komé Bakary n’est pas responsable de la délivrance à son bénéfice de l’ACP sur la base d’une fausse Lettre d’attribution,  a pris une ordonnance de non-lieu.

Sauf qu’en agissant ainsi, selon le président de la Chambre d’Accusation, le juge d’instruction a méconnu les règles de délivrance des documents de propriété en matière foncière.

Après avoir cassé l’ordonnance de non-lieu, le président de la Chambre d’Accusation a ordonné une expertise immobilière pour déterminer définitivement à qui appartient le lot 3413.

Quelques mois plus tard, l’expert immobilier a conclu que le terrain n’appartient pas à Komé Bakary dont le nom n’apparait ni au ministère de la Construction ni dans le guide du village. En plus, son ACP obtenu sur la base d’une Lettre d’attribution inexistante au ministère de la construction,  à été annulé par arrêté du ministre de la Construction.

Sur la base de ce rapport et sur ordre du Président de la Chambre d’Accusation, l’instruction du dossier a repris au 6e cabinet et Komé Bakary a été définitivement inculpé pour faux et usage de faux.

Dame Touré Hélène attend l’ouverture du procès devant le tribunal correctionnel.

Komé Bakary a donc menti et produit encore de faux documents au confrère “Allo Police “.

Dans l’interview, sans rire Komé Bakary menace: “Tous mes documents sont authentiques. Donc je ne sais pas pourquoi les gens me font des diffamations. Un groupe mafieu voulait m’arracher mon terrain et comme cela n’a pas marché, il m’a livré à la vindicte populaire (…) je ne compte pas laisser mon image ternie sans réagir et chacun répondra de ses actes.”

D’effroi, devant cette menace, “L’Éléphant” tremble, depuis.