Wednesday, June 10, 2026

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Edition N°612

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Éléphant déchainé

Il est bien connu qu’un lecteur sera distrait par le contenu lisible d’une page lorsqu’il examinera sa mise en page.

Edition N°715

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Elephant dechaine

L’UPJ-Sud : une voix collective pour une Afrique médiatique unie

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Unir les forces des journalistes africains pour mieux raconter le continent : tel est l’objectif de l’Union Panafricaine des Journalistes pour la Coopération Sud-Sud (UPJ-Sud), un réseau en pleine émergence.

Un réseau né de Tanger Med

En 2019, en marge de l’inauguration du complexe portuaire de Tanger Med au Maroc, des journalistes venus de plusieurs pays africains ont jeté les bases d’une organisation inédite : l’Union Panafricaine des Journalistes pour la Coopération Sud-Sud (UPJ-Sud). Leur ambition : renforcer la solidarité médiatique, favoriser la circulation des idées et donner à l’Afrique une voix plus forte dans le concert des nations.

A sa tête, on retrouve Adama Bakayoko (Côte d’Ivoire), accompagné d’un noyau de membres fondateurs représentatifs de la diversité du continent : Radouan Bachiri (Maroc), Pierre Pintos (Bénin), Nadège Koffi (Côte d’Ivoire), Stéphane Bahi (Côte d’Ivoire), Amadou Foulah (Guinée), Touré Alhouss (Mali), Maguette Kebe (Sénégal) et Mohamed Keyentao (Mali). Ensemble, ils entendent incarner un journalisme panafricain engagé, capable d’inspirer et d’influencer positivement les dynamiques de coopération Sud-Sud.

Une ambition tournée vers l’avenir

L’UPJ-Sud se donne pour mission de promouvoir une presse libre, professionnelle et responsable, tout en renforçant les capacités des journalistes grâce à des formations, des échanges et des programmes conjoints. L’organisation veut aussi créer des passerelles pour faciliter la circulation de l’information, valoriser les réussites africaines et défendre des valeurs essentielles comme l’éthique, la solidarité et l’intégration.

A moyen terme, l’Union prévoit de mettre en place un réseau couvrant toutes les sous-régions, d’instaurer un Observatoire garantissant la qualité des contenus, et de lancer des initiatives telles que des prix, des bourses et des résidences journalistiques. Plus largement, elle entend contribuer à bâtir une Afrique confiante, capable de raconter ses propres histoires et de peser davantage dans les débats mondiaux.

L’UPJ-Sud s’impose ainsi comme un outil de coopération et un espace de réflexion collective pour que les voix africaines trouvent, ensemble, l’écho qu’elles méritent.

QUEL HÉRITAGE POLITIQUE POUR LE PRÉSIDENT ALASSANE OUATTARA ?

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Après plus de 20 années dans l’opposition politique et 14 années passées au pouvoir, le Président Alassane Ouattara est incontestablement un baobab de la scène politique en Côte d’Ivoire, à l’instar de feu Henri Konan Bédié et de Laurent Gbagbo, tous deux anciens présidents de la République. Si deux partis de l’opposition (PDCI et PPA-CI) ont dévoilé le nom de leur candidat respectif à la prochaine élection présidentielle, le parti au pouvoir laisse toutefois planer le doute quant à la question de savoir si son mentor briguera un nouveau mandat ou pas. A cette heure critique où se jouent son parcours et sa carrière politiques (partira ou partira pas ?), il est opportun de s’interroger sur l’héritage politique que le Président Ouattara laissera à la postérité.

Lorsqu’on pose la question aux militants du RHDP sur l’héritage politique de leur mentor, tous se gargarisent de ses performances économiques et de ses réalisations en matière d’infrastructures. Il est indéniable que le Président Ouattara a à son actif des faits majeurs dans ces domaines, ce que ne nient pas certains de ses opposants. Toutefois, ce qu’il faut savoir, c’est que tout ne se mesure pas en termes de réalisations économiques et financières dans un pays. Les ponts et chaussées s’adressent aux sens, alors que l’héritage politique s’adresse à la conscience. Quel héritage politique le Président Ouattara laissera-t-il à la postérité, notamment à la jeunesse ivoirienne et africaine ? Que devrions-nous retenir de son parcours politique dans son ensemble. ?

Un héritage politique est un legs immatériel qui transcende les contraintes spatio-temporelles ; il dépasse les frontières et s’adresse à l’humanité toute entière. Dans les lignes qui suivent, nous entendons essayer, autant que faire se peut, de répondre à cette question, à travers des références historiques et notamment en nous fondant sur l’actualité politique en Côte d’Ivoire.

Pour se faire une idée de ce que l’héritage politique veut dire, convoquons des exemples tirés du parcours de certains prédécesseurs du continent. Je commence par le pays des hommes intègres, le Burkina Faso. Ce pays a connu, entre autres, Thomas Sankara et Blaise Compaoré. Le premier a été Président du Burkina Faso du 4 août 1983 au 15 octobre 1987 (soit 4 ans, 2 mois et 11 jours de règne) et le second du 15 octobre 1987 au 31 octobre 2014 (soit 27 ans et 16 jours de règne). Fait notable, le second a passé ses 27 ans de règne à essayer d’effacer les traces des 4 ans de règne du premier, en vain. Pourtant, l’héritage politique laissé par Thomas Sankara a résonné et résonne encore dans la conscience collective de la jeunesse africaine, en des termes simples : un message d’authenticité, d’africanité, de rupture avec l’ordre néocolonial et impérialiste. Telles étaient et sont encore les aspirations de la population africaine. Blaise Compaoré, tel un animal pris au piège dans un filet, n’a fait que contribuer à amplifier l’héritage politique de son rival. Aujourd’hui encore, Thomas Sankara vit six pieds sous terre et Blaise Compaoré, deux pieds sur terre, mais face au verdict de l’histoire, Blaise reste face contre terre.

Citons un second exemple, celui de Patrice Lumumba et Mobutu Sésé Seko Kuku Ngbendu Wa Za Banga au Zaïre (actuelle République Démocratique du Congo). Lumumba a été le tout premier Premier Ministre du Congo du 24 juin au 14 septembre 1960 (soit 2 mois et 21 jours) et Mobutu a régné sur le Zaïre du 24 novembre 1965 au 16 mai 1997 (soit 31 ans, 5 mois et 22 jours). Pourtant, qui se souvient encore de Mobutu, en dépit ses 31 ans de règne sans partage ? En revanche, Lumumba est au panthéon des grands leaders de ce monde. Il a régné tel un éclair, mais son héritage politique continue d’être une source à laquelle s’abreuvent tous ceux qui ont soif de liberté.

Il serait réducteur de croire que l’aura persistante de Sankara et de Lumumba dans la conscience des Africains, voire au-delà, est justifiée par l’assassinat politique dont ils ont été victimes, faisant d’eux des martyrs. Nous sommes tous contemporains de l’héritage politique de Nelson Mandela en Afrique du Sud. Contrairement à ce que certains pourraient en penser, l’aura politique de Mandela n’est pas seulement le fruit des trente années qu’il a passées en prison, mais aussi et surtout de sa capacité à s’affranchir des contraintes matérielles et à s’élever au-dessus de la mêlée partisane pour construire une nation.

De Gaulle, Churchill, Roosevelt, Staline, Fidel Castro, Martin Luther King, Mahatma Gandhi sont des figures dont l’héritage continue de marquer le monde et que nous citons tous à profusion. Au niveau africain, les soleils des indépendances ont fait connaître Houphouët-Boigny, Nkrumah, Sékou Touré, Senghor, Lumumba et bien d’autres héros de la scène politique continentale. Ils ont dirigé leurs nations et ont laissé des traces de leur passage. Des grands humanistes aussi bien que des dictateurs ont pu laisser des traces de leur passage sur la scène politique parce qu’ils ont su poser les bons pas pour quitter les sentiers de l’injustice, de l’oppression et de la domination de puissances étrangères. Ce type de légitimité politique s’acquiert dans la gestion de l’adversité et la résistance (pacifique ou armée), et non dans la soumission.

Qu’en est-il de la Côte d’Ivoire ?

L’on ne mesure pas l’héritage et l’aura politiques d’un leader à l’aune de sa popularité auprès de ses militants. Il faut aller bien au-delà. Et comme on aime à le dire, vérité en déca du mont Nimba, erreur au-delà. Il faut l’avouer, notre Président Alassane Ouattara n’a pas bonne presse auprès d’une grande partie de la jeunesse africaine dans la sous-région, sans même parler des Etats de l’AES. Pour un pays qui compte des amis dans des pays comme le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigéria, il est présenté, à tort ou à raison, comme l’un des chefs d’Etats africains qui perpétuent le système de la Françafrique et ce, au détriment des intérêts des peuples africains. Bien des fautes tactiques et politiques ont été commises qui apportent du grain à moudre aux défenseurs de cette thèse. Je ne vais pas m’attarder sur ces faits ici, même si j’aimerais seulement relever le dernier en date. C’est la décision de nos autorités d’accueillir, il y a quelques mois de cela, en villégiature en terre d’Eburnie une délégation de Miss France pour, paraît-il, contribuer à rendre la Côte d’Ivoire attrayante au plan touristique, et cela, aux frais du contribuable ivoirien. Il y a mille et une façons de développer l’attrait touristique d’un pays et notre ministre du Tourisme a décidé de choisir la moins glorieuse des méthodes. Quelle image voulons-nous renvoyer à la population ivoirienne et africaine, surtout dans un tel contexte ? Si cette démarche procure à l’équipe dirigeante un avantage tactique, voire, un gain économique et financier, elle constitue un désastre stratégique et politique, à coup sûr. C’est cette erreur stratégique et politique qui va demeurer longtemps dans la conscience collective. Il eut été plus louable et acceptable que notre ministre du Tourisme envoie des Miss ivoiriennes en France pour promouvoir le destination Côte d’Ivoire. De plus, à vouloir justifier coûte que coûte l’injustifiable, cette démarche frise le ridicule. Les populations ivoiriennes et africaines attendent de nos dirigeants qu’ils accordent la précellence à l’excellence et promeuvent nos valeurs et cultures authentiquement africaines, même dans un contexte de globalisation. Il faut savoir surfer sur la bonne vague, apprendre à soupeser nos décisions et surtout accepter de perdre tactiquement et économiquement sur du court terme, pour gagner stratégiquement et politiquement sur le long terme. Tout n’est pas qu’économique et financier dans un Etat.

Par ailleurs, en la matière, n’en déplaise à certains, l’ancien Président Laurent Gbagbo a une longueur d’avance sur le Président Alassane Ouattara. Pour des raisons idéologiques et/ou par opportunisme politique, il sait parler à la conscience des jeunes Africains. Il a appris à surfer sur ce type de vague. Son soutien aux régimes putschistes des Etats de l’AES n’en est qu’une autre preuve. Il n’est certainement pas un thuriféraire des coups d’états, mais il sait, plus que quiconque, que les discours populistes des régimes de Bamako, de Ouagadougou et de Niamey trouvent un écho favorable auprès de la jeunesse africaine. De paria hier, il est aujourd’hui devenu un de leurs hérauts, voire même un héros. Qui pourrait le lui reprocher ? D’ailleurs, n’est-il pas celui qui s’est dressé contre la puissance tutélaire qu’est la France ? Raison de plus pour l’aduler à l’heure où les populations des États de l’AES et, même au-delà, ont choisi de tirer à boulet rouge sur tout ce qui sent et sonne politique française. Toutefois, pendant sa marche, Laurent Gbagbo a eu la chance d’avoir avec lui d’éminentes personnalités comme Memel Fotê, Barthélemy Kotchi, Séry Bailly, pour ne citer que quelques-uns. Ces personnalités étaient des garants moraux de l’idéologie de son parti. Elles veillaient à éviter les dérives et autres tournis que procurent l’ivresse du pouvoir. Il a entamé sa chute lorsqu’il a commencé à tourner le dos à ces figures emblématiques pour ensuite s’entourer d’autres à la vision on ne peut plus critiquable.

L’ancien président Henri Konan Bédié (de regrettée mémoire !) est aussi un autre monument de la politique ivoirienne. Il a contribué, à sa façon, à maintenir le climat de paix que connait la Côte d’Ivoire actuellement. S’il est vrai qu’il a laissé une trace indélébile dans l’esprit des militants du PDCI, aux yeux de l’opinion nationale et internationale, il demeure le père de l’ivoirité, un concept identitaire aux contours brumeux et fumeux qui a contribué à balafrer le tissu social en Côte d’Ivoire. Quoiqu’il ait fait amende honorable au soir de sa carrière politique, il sera difficile pour ses successeurs d’effacer cet héritage qui continuera à éclipser ses bonnes œuvres.

 L’héritage matériel (inheritance en anglais) et l’héritage immatériel (legacy en anglais) sont deux ordres de valeurs différentes. Si le premier est de nature rigide et corrosive comme le fer parce qu’il reste sujet à l’effet du temps, le second reste, en revanche, flexible et inoxydable parce qu’il sait résister à l’effet du temps. Les deux concepts ne sont ni interchangeables, ni mutuellement exclusifs, encore moins inversement proportionnels. Il est possible de les cultiver tous les deux de manière concomitante quoique l’un ne saurait se substituer à l’autre. Par ailleurs, l’héritage matériel déchire les familles tandis que l’héritage politique immatériel réunit les ennemis d’hier sous une même bannière. Et enfin, l’héritage matériel appauvrit lorsqu’on le partage alors que l’héritage immatériel enrichit encore davantage lorsque les consciences s’en abreuvent.   Le père fondateur de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny, l’avait bien compris. Il a laissé à ses héritiers filiaux et politiques des biens matériels qu’ils ont fini par dilapider. Par contre, l’héritage politique immatériel qu’il a bâti au cours de sa carrière continue de briller bien plus au-delà même des frontières de la Côte d’Ivoire.

Sankara, Lumumba et Mandela n’ont certainement pas eu autant de longévité au pouvoir et ils n’ont probablement pas construit autant d’infrastructures comme Ouattara l’a fait en Côte d’Ivoire, mais leurs héritages politiques parlent pour eux. Ce sont des leaders charismatiques qui ont su s’élever au-dessus de la mêlée et des intérêts partisans pour construire une vision pour leur peuple. Ils ont tracé des sillons pour leur pays que même leurs successeurs ont du mal à effacer. Ils ont posé des actes qui retentissent encore et encore dans la conscience de leurs contemporains et dans l’esprit de leur postérité. Comme nous l’avons dit plus haut, l’héritage politique d’un leader est un bien immatériel qui transcende les contraintes spatio-temporelles. Il n’a rien à voir non plus avec la longévité au pouvoir, encore moins le nombre de mandats présidentiels. Il n’est point besoin de régner ad vitam aeternam pour en léguer à sa postérité. Il suffit d’un instant sur la scène politique pour inscrire son action dans les cœurs de plusieurs générations.

Notre objectif en écrivant ces lignes, loin de vouloir porter atteinte à l’image du Président de la République, est d’inviter les élites et intellectuelles du RHDP à redorer le blason du Président de la République, pas aux yeux des militants de leur parti, mais auprès de l’opinion continentale et mondiale. Le Président Ouattara est un grand homme politique et un leader charismatique qui a tant fait pour son pays et pour la sous-région ouest-africaine. Il est un bâtisseur qui doit laisser à ses contemporains et à la postérité un héritage politique immatériel digne de son rang. A cause des conséquences de la crise post-électorale, il a longtemps été englué dans les considérations d’ordre économique et matériel (croissance économique à plusieurs chiffres, développement des infrastructures, nombre de centres de santé et de salles de classes et universités, taux d’électrification, lutte contre la pauvreté et l’insécurité, etc.). La majeure partie de son règne a essentiellement été consacrée à la mise en avant d’indicateurs macroéconomiques et microéconomiques chiffrés (niveau d’endettement, PIB, IDH, corruption, etc.). Ce sont là des préoccupations légitimes pour un dirigeant, et les Ivoiriens lui en seront reconnaissants. Cependant, ce sont des indicateurs qui sont limités dans le temps et dans l’espace et ces choses-là s’effacent très rapidement de la mémoire des individus. Elles sont de nature conjoncturelle et susceptibles de s’écrouler à la moindre petite perturbation, en cas d’éclatement d’une crise sanitaire ou sécuritaire. De toutes les façons, vos rivaux politiques trouveront toujours à redire sur votre bilan économique et social, et ce, quelles que soient vos performances.

L’Afrique et le monde attendent toute autre chose du Président Ouattara pour rentrer dans l’histoire et avoir sa place au panthéon de ces grands leaders africains. Il lui faudra s’affranchir des certaines contraintes et contingences domestiques pour prendre de fortes décisions, qui souvent pourront aller à l’encontre des aspirations des militants de son parti. Car ce qui compte par-dessus tout, c’est de laisser un héritage politique immatériel qui résonnera par-delà les frontières de la Côte d’Ivoire et même de l’Afrique. Au-delà des discours militants et partisans, il revient à ses collaborateurs d’œuvrer avec méthode à cette tâche immense. Il en est encore temps. Nous osons espérer que notre message sera entendu là où il le faut.

Certaines personnes choisissent d’être des virgules dans l’histoire, d’autres des points-virgules et même des points. Mais les vrais leaders, les véritables leaders finissent par devenir des pages sur lesquelles s’écrivent les lignes de l’histoire.

HASSANE TRAORÉ

Observateur de la vie politique

Transparence sociale : le PSGouv affiche ses chiffres et ses projets dans une cartographie nationale

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Le vendredi 20 juin 2025, le Noom Hôtel au Plateau a accueilli un atelier pas comme les autres. Journalistes, influenceurs et acteurs culturels y étaient conviés par la Coordination générale du Programme social du gouvernement (PSGouv) pour découvrir le bilan de la seconde phase (2022-2024) et les nouveaux outils destinés à partager ces résultats avec les populations.

Au centre des échanges, cinq capsules vidéos documentaires intitulées « Le PSGouv au service des populations » ont été projetées. D’Abidjan à Ferké, en passant par Man, Dimbokro et Abengourou, ces mini-reportages ont illustré de manière concrète les avancées sociales : production semi-industrielle d’attiéké, écoles de la seconde chance pour jeunes déscolarisés, gratuité ciblée des soins de santé ou encore filets sociaux pour soutenir les plus vulnérables. Autant d’initiatives qui transforment le quotidien.

L’innovation a aussi pris la forme d’une cartographie interactive en ligne, permettant à tout citoyen de visualiser, département par département, les réalisations en matière d’eau, d’électricité, de routes et d’infrastructures sociales. Avec photos, vidéos et témoignages à l’appui, ces données renforcent la transparence et la redevabilité.

Le Programme d’Appui au PSGouv (PA-PSGouv), cofinancé par la Banque africaine de développement (BAD) à hauteur de 73,5 milliards FCFA, complété par 18,8 milliards FCFA de l’État ivoirien, s’est révélé décisif pour atteindre ces résultats. Il a notamment permis le remplacement de 2 200 pompes à motricité humaine, pour un coût de six milliards FCFA, contribuant ainsi à améliorer l’accès à l’eau potable dans les zones rurales. Présente à l’atelier, Mme Kinifo Blanche, représentante de la BAD, a salué l’engagement des autorités ivoiriennes et assuré du soutien continu de son institution à toute initiative favorisant l’inclusion sociale et le développement humain.

Pour Coulibaly Non Karna, conseiller spécial du Premier ministre et coordonnateur du PSGouv, cette rencontre s’inscrivait dans un impératif de transparence. « L’État nous a mis en mission. Il est normal que les citoyens sachent ce qui a été fait avec les moyens investis », a-t-il expliqué. Il a rappelé que le PSGouv, pensé comme un catalyseur de l’action publique, a affiché un taux d’exécution de 88 %, sur un budget global de 3 182 milliards FCFA, dont 1 176 milliards déjà mobilisés.

Aristide Nkenda Nkenda, représentant le chef de cabinet du ministère de la Défense, a pour sa part souligné l’importance stratégique du PSGouv pour réduire les vulnérabilités sociales dans les zones frontalières, freinant ainsi l’influence des groupes extrémistes.

Les interventions du Centre d’information gouvernementale, du ministère de la Défense, de la BAD et de réalisateurs locaux comme Franck Vléhi ont illustré la synergie entre institutions, partenaires techniques et société civile, dans une démarche pleinement citoyenne.

Alors que cette deuxième phase s’achèvera en décembre 2024, Coulibaly Non Karna a insisté : « Le débat sur le social n’est pas terminé ». L’accès équitable aux services de base, la lutte contre les fragilités et la valorisation du capital humain demeureront au cœur des priorités du Plan national de développement (PND) à venir.

Il existe donc deux Komé Bakary.

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De retour au pays, je souhaite aborder l’affaire qui oppose Komé Bakary à dame Touré Hélène, par l’intermédiaire de N’Goran Kouadio, celui qui a cédé le terrain à dame Touré Hélène.

Je ne vais plus évoquer l’affaire Djorogobite-2, qui est toujours en cours d’instruction au tribunal de Bingerville.

Komé Bakary jure aujourd’hui qu’il n’a jamais été Malien, qu’il est ivoirien, né le 20 janvier 1979 à Abobo-gare-Bingerville, et non au Mali le 1er janvier 1979.

Cela nous amène à conclure qu’il y a deux individus nommés Komé Bakary.

En effet, le Komé Bakary qui a obtenu une décision judiciaire de première instance en 2016, lui permettant de détruire en 2017 la maison de dame Touré Hélène, est né le 1er janvier 1979 à KOIRA au Mali et est de nationalité malienne.

Le Komé Bakary dont la décision de première instance a été confirmée par la Cour d’appel est également né le 1er janvier 1979 au Mali et est de nationalité malienne. (Voir document 1 et 2 ).

Le Komé Bakary qui a été auditionné par le juge d’instruction du 6e cabinet du tribunal du Plateau, obtenant un non-lieu en 2015, a aussi pour date de naissance le 1er janvier 1979 au Mali et est de nationalité malienne.

Le même Komé Bakary dont le non-lieu a été annulé par la cour d’appel en 2019 est né, d’après les registres et la grosse de la décision, le 1er janvier 1979 au Mali et est de nationalité malienne. (Voir document 3 )

Au cadastre des impôts de Cocody, le Komé Bakary dont le nom figure sur les documents d’archives concernant le lot 3413 îlot 297, où se trouvait la maison de dame Touré Hélène, est inscrit comme étant né le 1er janvier 1979 au Mali précisément à KOIRA C/NARA. (Voir document 4 ).

Cependant, le Komé Bakary qui bénéficie de toutes ces décisions et documents affirme ne pas être né au Mali le 1er janvier 1979, mais en Côte d’Ivoire, à Abobo-gare-Bingerville, le 20 janvier 1979, et il présente sa carte nationale d’identité pour prouver ses dires.

On déduit de tout ce qui précède qu’il y a deux Komé Bakary.

  • L’un, de nationalité ivoirienne, né le 20 janvier 1979 à Abobo-gare-Bingerville et qui n’a rien à voir avec toute cette affaire.

-l’autre, de nationalité malienne, né le 1er janvier 1979 à KOIRA au Mali et qui est au coeur de ce scandale et qu’il faut que la justice retrouve.

Or, c’est le Komé Bakary ivoirien, qui a bénéficié des décisions et des papier du Komé Bakary Malien, il y a donc usurpation.

J’invite dame Touré Hélène à porter plainte contre l’Ivoirien Komé Bakary pour avoir fait exécuter contre elle, une décision de justice dont il n’est point le bénéficiaire.

La justice élève une nation…

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Le véritable danger que font courir à une République des affaires comme celle de Djorogobite-2-où  le faux, la manipulation et le mensonge permettent  à des individus de faire main basse sur des biens qui ne leur appartiennent pas c’est l’effondrement de la Confiance du peuple dans les institutions de la République.

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Surveillance des frontières pour deux individus!

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Je confirme l’authenticité du document de police qui circule.

Mais ne nous emballons pas, il s’agit juste d’une mesure conservatoire que prend souvent la police lorsque certains dossiers ont un caractère sensible. Et le dossier du foncier a un caractère sensible, les enjeux sont énormes et les ramifications, nombreuses.

La police n’arrête personne sans autorisation d’un magistrat et donc de la justice.

L’affaire étant entre les mains de la justice et cette justice ayant aujourd’hui des éléments matériels d’appréciation à sa disposition,  c’est à elle d’autoriser toutes les mesures judiciaires à prendre par la police. Et j’ai confiance qu’elle fera son travail.

La justice est rendue au nom du peuple et le peuple est majoritairement touché dans sa confiance par cette affaire. Il faut restaurer sa confiance dans le fonctionnement des institutions.

Restons mobilisés! Les Buzz financés pour détourner notre attention ne passeront pas!  Les agitations des défenseurs des faussaires, non plus!

Ce qui est en jeu pour les Ivoiriens, c’est la sécurité de leur patrimoine, la disponibilité de leurs terres objet de terribles prédations, l’avenir de leur pays et de leurs enfants. Rien ne peut se mettre au-dessus de ces enjeux.

Comment détruire un pays ?

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LU POUR VOUS!

“Un sage chinois, il y a de cela plusieurs siècles, conseiller de son empereur, confia à ce dernier ceci : « Si vous voulez détruire un pays, inutile de lui faire une guerre sanglante qui pourrait durer des décennies et coûter chère en vies humaines. Il suffit de détruire son système d’éducation et d’y généraliser la corruption. Ensuite, il faut attendre vingt ans et vous aurez un pays constitué d’ignorants et dirigé par des voleurs. Il vous sera très facile de les vaincre. »

Détruire un pays ne nécessite pas, effectivement, l’utilisation de bombes atomiques, de missiles à longue portée ou autres armes de destruction massive.

Il suffit juste de détruire son système éducatif, en permettant et en encourageant la triche, la fraude et la corruption dans l’éducation et la destruction se fera toute seule, ça sera juste une question de temps.

Du coup, des patients meurent entre les mains de médecins médiocres, fraudeurs et corrompus.

Des bâtisses, des autoroutes et des ouvrages d’arts s’effondrent car construits par des architectes et des ingénieurs médiocres, fraudeurs et corrompus.

Le système économique du pays, ses richesses, ses réserves de changes fondront comme de la neige, car entre les mains d’économistes, d’hommes politiques, d’investisseurs et d’hommes d’affaires médiocres, fraudeurs et corrompus.

La justice devenue injuste et au service des plus forts car entre les mains d’hommes de lois, de juges médiocres, fraudeurs et corrompus.

(…) Tous les domaines, tous les secteurs sont en ruine car gérés par des tricheurs, des fraudeurs et des corrompus qui n’ont plus de valeurs, plus de repères, de modèles, de grandeur, de dignité, de conscience, ce qui engendre l’effondrement de la Nation.”

A méditer, il est encore temps !

Mickey Ranarivao

Vraiment à méditer.

NB/ Texte pris dans les commentaires sous la publication d’hier soir.

Faux et usage de faux au ministère de la Construction!

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Dans l’affaire de Djorogobite-2,  on sait aujourd’hui que le stock résiduel des stickers fabriqués à l’initiative du ministère de la Construction à l’effet de sécuriser les guides du village de Djorogobité-2 sur le lotissement de Bessikoi, a contribué à authentifier frauduleusement, des guides parallèles qui ont servi de support à la délivrance par le ministère, de nombreux ACD à des gens non-inscrits ni dans les guides de Djorogobité-2 ni dans leurs doubles détenus au ministère.

On sait aussi que le sous-directeur du domaine urbain à cette époque, le nommé Yapi Roger, en 2023, avait informé le Directeur du Domaine Urbain, Diallo Abdoulaye, de ce que son bureau aurait été cambriolé et que le stock résiduel des stickers aurait été volé.

On sait enfin que le ministère de la Construction n’a pris aucune disposition interne pour retrouver ces stickers prétendument volés ni informé la police, de ce vol, ni pris aucune autre disposition pour que ces stickers ne soient pas utilisés pour l’obtention de titres de propriété. Pourquoi ? Nul ne le sait.

Au cours de nos investigations, nous nous sommes procuré des documents officiels etablis suivant des ordonnances de compulsoire délivrées par le président du Tribunal de Première Instance d’Abidjan qui permettent de comprendre les manipulations au sein même du ministère de la Construction, à l’effet d’empêcher des acquéreurs légitimes, d’obtenir des ACD sur leur parcelle.

C’est le cas de Monsieur D. Goué Jean, dont nous avons parlé, la semaine dernière dans une publication.

Il est acquéreur du lot N°2899 de l’îlot 265. Ce lot fait partie des 1272 lots transmis par courrier au chef de Djorogobité-2, en 2018, par le Directeur des Affaires Juridiques et du Contentieux (DAJC), Kaba Mory.

Dans le courrier de transmission, Kaba Mory précise en objet que ces 1272 lots résiduels à la suite des arrêts de la Cour Suprême, après vérifications et consolidation des services du ministère de la Construction, sont « sans acte administratif ni titre foncier », c’est-à-dire qu’il n’existe à la date de juin 2018, aucune demande de quelque nature que ce soit, sur aucun de ces lots.

Sauf que, en introduisant en 2020, une demande d’ACD, M. Goué Jean apprend qu’une autre demande est en traitement, sur le même lot.

Pour préserver ses droits et s’assurer qu’il n’a pas été arnaqué par celui qui lui a vendu le terrain, M. Goué Jean sollicite du président du Tribunal de Première Instance, une ordonnance de compulsoire dans le guide du village de Djorogobite-2 et dans le double détenu au ministère de la Construction.

En réponse à cette requête, le président du Tribunal rend l’ordonnance N°4569/2021 qui est exécutée quelques jours plus tard.

Au niveau du guide de Djorogobité-2, le compulsoire réalisé donne le résultat suivant :

-« Le lot N°2899 îlot 265 du lotissement Béssikoi est inscrit au nom de D. Goué Jean ».

Le 17 janvier 2021, le compulsoire réalisé au niveau du ministère de la Construction donne également le résultat suivant :

– « Le lot N°2899 îlot 265 du lotissement Béssikoi est inscrit au nom de D. Goué Jean ». (Voir extrait du compulsoire document 1).

Conclusion : que ce soit dans le guide du village de Djorogobité-2 que dans celui du ministère de la Construction, le terrain appartient à D. Goué Jean.

Question : comment le ministère a-t-il pu instruire une autre demande d’ACD sur la même parcelle, pour une personne dont le nom ne figure dans aucun guide?

Les investigations vont permettre de tomber sur une Attestation domaniale délivrée sur la parcelle à M. Gilbert Francis. Cette Attestation domaniale prise le 18 juin 2015 suivant un dossier de demande d’ACD introduit en avril 2015, porte la signature de Parfait Bouffoué Adjoumani, alors Directeur du Domaine Urbain.

Comment le ministère a-t-il pu délivrer une Attestation domaniale en 2015 sur une parcelle considérée par le même ministère en 2018 comme ne faisant l’objet d’aucun « acte administratif ni de titre foncier » ? L’Attestation domaniale serait-elle fausse et antidatée ?

Pour en avoir le cœur net M. D. Goué Jean demande une expertise graphologique. Quelques semaines plus tard, le résultat de l’expertise tombe :

« l’Attestation domaniale datée du 18 juin 2015 est fausse”. (Voir document 2 ).

La signature de l’ex DDU a donc été imitée. Il s’agit d’un document antidaté produit dans les locaux du ministère de la Construction pour déposséder un propriétaire légitime de son terrain.

Cette fausse Attestation domaniale a cependant permis de créer en 2015 un titre foncier au bénéfice de Gilbert Francis, suivant un procès-verbal de morcellement du Titre Foncier N°358 du livre foncier de la circonscription de Bingerville.

Qui a dressé ce procès-verbal de morcellement daté du 13 novembre 2015 ? Oh surprise! Le rédacteur du procès-verbal de morcellement n’est autre que Diallo Abdoulaye, alors responsable du cadastre de Cocody (Voir document 3)

Quel miracle ! En 2015, Diallo Abdoulaye, aujourd’hui Directeur du Domaine Urbain, a pu créer un titre foncier sur une parcelle qui, jusqu’en 2018, n’avait pas encore, selon le ministère de la Construction, fait l’objet d’attribution par les propriétaires terriens?

Autre curiosité, sur la même parcelle, alors qu’un titre foncier a été déjà créé , Diallo Abdoulaye, a pris une autre Attestation domaniale, le 7 février 2022,  cette fois-ci, au bénéfice de D. Goué Jean, en sachant bien que cela n’est pas possible tant que le premier titre foncier n’a pas été annulé (Voir document 4).

Cette deuxième Attestation a d’ailleurs été rejetée par le cadastre avec pour motif: “double emploi” (voir document 5).

Aujourd’hui, « L’Eléphant » a la preuve que ce titre foncier a été créé au bénéfice de Gilbert Francis par le ministère de la Construction, sur la base d’un faux guide authentifié par les stickers présumés volés dans ses locaux et sur la base d’une fausse attestation domaniale.

Voilà comment, dans un ministère censé protéger la propriété des Ivoiriens, par des manipulations et la fabrication de faux, des individus y participent consciencieusement ,  à l’expropriation des Ivoiriens de leurs terres.

A ce jour, D. Goué Jean, n’a pas réussi à récupérer son terrain car le titre foncier délivré sur la base du faux, n’a pas encore été annulé. Il a décidé de saisir le parquet, d’une plainte pour “faux et usage de faux” ayant conduit à son expropriation.

Il s’agit là, d’un faux et usage de faux, commis dans les locaux même du ministère de la Construction.

Interrogé par « L’Eléphant Déchaîné » sur toutes ces pratiques illégales, Diallo Abdoulaye, depuis le 17 février 2025, n’a pas trouvé le temps de répondre à nos questions.

C’est à ce genre d’attitude qu’on reconnait les grands serviteurs de l’Etat.