Dans notre très respectée grande République, l’administration continue de repousser les limites du possible. Un concours annoncé comme annulé – faute de besoins – qui ressuscite soudain, comme par miracle. Et hop ! voilà surgir 395 agents tout neufs, fièrement alignés, drapeau au vent, comme si le calendrier, les textes et la cohérence avaient pris un congé maladie simultané. Officiellement, le concours n’existait plus. Officieusement, il a eu lieu. Officiellement, il fallait être contractuel. Officieusement, personne ne l’était ou du moins, l’administration, après un mois d’attente, n’a pas été en mesure d’en fournir la moindre preuve aux enquêteurs de « L’Eléphant ». Officiellement, les candidats devaient être majeurs. Officieusement, certains n’avaient pas encore l’âge de voter. Mais qu’on se rassure : l’administration, elle, reste parfaitement cohérente. Elle affirme, sans trembler, que tout est « conforme aux textes ». Lesquels ?






